Les mois de mars et avril 2009 ont été riches en expériences, en découvertes, mais également en échanges.Avant tout, le cap des 100 brûlages a été atteint a la fin du mois de février dans serafin, la structure porte a peine les stigmates des agressions thermiques répétées.En revanche, ce chiffre symbolique marque les limites d'emploi d'une partie des équipements de protection individuelle (epi) utilisés. Tenues de feu, gants, casques, sous-vêtements, appareils respiratoires isolants (ari) et protections diverses ont enduré un nombre d'expositions conséquent. Fréquence et durée d'exposition ont nécessité une mise en réforme de certains équipements et la remise à niveau de certain. Un excellent retour d'experience collateral aux objectifs initiaux du PROMESIS.En ce qui concerne les élements textiles, un il expert nous est venu en aide pour déterminer les critères impliquant les éventuels remplacements à prevoir. Frédérique FAVIER, responsable R&D chez EUROPROTECT, s'est immergée l'espace d'un brûlage dans serafin afin de mieux ressentir la manière dont les epi sont impactés.Cet échange a été très fructueux et l'expertise profitable, au point d'envisager de poursuivre à l'avenir cette collaboration.
La société KAYME, basée à Guyancourt, et partenaire technique du PROMESIS, a mis au point pour les besoins de l'expérimentation un fluxmètre spécifique pour l'ambiance si particulière dans SERAFIn, ambiance qui convenait mal aux produits disponible "sur étagère". Fumée, température élevée, suies avec en plus vapeur et humidité parfois importantes du fait de l'utilisation de moyens extincteurs rendaient le challenge particulièrement difficile à relever. Utilisé depuis de très nombreuses campagnes dans le cadre du programme, ce produit est aujourd'hui validé "bon pour le service opérationnel" et rejoint le catalogue Kayme aux côtés de produit plus conventionnels. Une information qui ne concerne certes que les initiés, mais que nous souhaitions partager, tant la question : "comment mesurez vous une valeur de flux cohérente et exploitable ?" nous est souvent posée lors de nos échanges scientifiques.Cette information jusqu'alors confidentielle du fait du développement, rentre dans le domaine public du fait de la commercialisation. profitez -enDemandez Jean-Marie.
Les sapeurs-pompiers amenés à intervenir et lutter contre les feux en espace clos au sein d'installations en présence de risques radiologiques, ont obligation de porter, pendant l'intervention, un dosimètre affichant préventivement les doses pouvant être reçues par les intervenants en cas d'exposition à des rayonnements ionisants.Afin d'évaluer la résistance de ces appareils aux agressions thermiques, plusieurs dosimetres ont subi une série de tests en atmosphère feu réel dans SERAFIN. Cette expérimentation s'est déroulée dans le cadre d'un protocole élaboré par le C.E.A. (Commissariat à l'Energie Atomique), la B.S.P.P.(Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) et l'ASN (l'Autorité de Sûreté Nucléaire).Les dosicards ont été portés par les opérateurs du PROMESIS durant les séquences feu programmées, selon un cahier des charges très précis.Les données techniques recueillies sont en cours de traitement et d'exploitation au C.E.A. en collaboration avec les entités participantes. Un premier constat visuel a mis en évidence une influence directe de l'environnement incendie (flux thermique, détente et impact de la vapeur durant l'utilisation des moyens extincteurs...) sur les appareils testés.Une affaire à suivre et à poursuivre sous la direction de nos radioprotectionnistes.
Le PROMESIS a accueilli le Commandant DOUSSINEAU, représentant la Direction de la Sécurité Civile et notamment le bureau du métier de Sapeur-Pompier, de la formation et des équipements.Après une présentation des objectifs et du cadre du programme, le commandant DOUSSINEAU a assisté à une séquence de brûlage. Il a pu apprécier non seulement la rigueur des protocoles d'engagement des opérateurs, mais également la technicité inhérente à l'enregistrement des données techniques et scientifiques. Franck GAVIOT-BLANC, contrôlant alors les opérations d'acquisition, n'a pas été avare de commentaires et de détails scientifiques.Durant cette journée, de nombreux thèmes ont été abordés : phénoménologie des feux travaillés, validité et robustesse des scénarios développés et des données acquises, déclinaisons et applications éventuelles de nouvelles méthodes d'expertise et de formation dans le cadre des feux sous-ventilés.Notre hôte nous a aussi fait part d'un intérêt marqué pour la prospective et la recherche relative aux comportements des E.P.I. portés et testés.
En synthèse, cet échange très libre et direct a été fortement apprécié par les deux parties en présence. Le commandant DOUSSINEAU a pu mesurer pleinement le large spectre des activités de recherche technique et opérationnelle menée dans le cadre du PROMESIS, mêlant l'analyse scientifique de haut niveau, la pratique de l'engagement sur feu et les méthodes d'attaque, sans oublier la préservation de l'intervenant et son soutien.
Conscient des enjeux futurs liés à l'évolution de nos habitations (Reglementation Thermique RT2012 et RT2020), les sapeurs-pompiers doivent mieux identifier et interpréter les phénomènes précurseurs de danger sur feu, pour les anticiper et ne pas les subir.
Si PROMESIS traite prioritairement de l'efficience des moyens extincteurs, les constats indirects de la recherche permettent également de faire avancer d'autre aspect de l'intervention grace à une une capacité d'analyse scientifique et technique de chaque engagement. L'extraordinaire retour d'expérience réalisé lors des 150 feux instrumentés et analysés doit profiter au plus grand nombre, chercheurs et opérationnels, c'est en tout cas le souhait des acteurs du PROMESIS qui l'ont rappelé a cet occasion.
Visite du bataillon des marins-pompiers de marseille.Fin mars 2009, PROMESIS acceuille une autre unité opérationnelle de renom très concernée par les feux en espace clos : Le bataillon. A l'initiative du Capitaine de Fregate Regis LEFEVRE, les repésentants de la Division Etude, messieurs WAGNER et SANTAMARIA, ont pris la vigie du SERAFIn.Cette visite prospective a permis de mettre sur pied les bases d'un partenariat technique et scientifique et d'un échange opérationnel concernant les techniques de lutte et d'investigation relatives aux feux de navires (Fdn).Nos invités ont pu apprécier l'espace d'une journée, les objectifs, la démarche et les moyens de recherche, ainsi que tout le potentiel technique mis à disposition.Nul doute qu'il existe d'évidentes corrélations entre la spécificité feu de navire et les thématiques abordées par PROMESIS dans le domaine des feux sous-ventilés.Le retour d'expérience et la validation des expérimentations du PROMESIS peuvent avoir des applications directes pour le Bataillon.
Suite à ces constats, le Capitaine de Frégate Régis LEFEVRE a rendu compte à l'Amiral Commandant le Bataillon de Marins Pompiers de Marseille qui a signé une convention de partenariat PROMESIS. La forte implication du bataillon se traduit par la mise à disposition immédiate du Maitre ROUMOIS, formateur au Centre d'Entraînement aux Techniques Incendie et Survie (CETIS, voir sur www.marinspompiersdemarseille.com) pour toutes les campagnes inscrites au calendrier, et d'autres si besoin.
Depuis Avril donc, le Maître Youen ROUMOIS, formateur au BMPM/CETIS, a intègré le groupe des opérateurs feu du programme PROMESIS au profit de la division études.
Dès la campagne 32, et passé le cap de la découverte, des interrogations et la necessaire initiation, Youen a pu pratiqué ses premières techniques d'extinction dans la boite.Il a su parfaitement s'intégré dans l'équipe constituée, et s'est vite adapté au rythme de travail éprouvant du programme.
La campagne 32 a été consacrée aux essais haute pression.
Pas facile de trouver ce moyen rare à l'interieur de nos frontières, nous avons donc profité d'un renfort des Sapeurs Pompiers Luxembourgeois, de passage en france à l'occasion d'un échange technique et d'un training sous le commandement d'Henri GLESENER, pour utiliser la HPD disponible sur leur engin hybride.Les opérateurs ont soumis la lance HPD à l'ensemble des configurations de feu définies dans le protocole.Les primo-résultats sont assez surprenants et nous ont permis d'entrevoir sous d'autres angles l'emploi d'un tel moyen d'extinction en attaque « 3 D».
Pendant cette campagne, plusieurs Sapeurs-Pompiers du Luxembourg présents sur les lieux ont participé aux opérations en temps qu'observateurs aux cotés des opérateurs, ce qui a permis d'enrichir les échanges techniques et opérationnels en fin de campagne.Avant de reprendre la direction du Grand Duché, les parties ont pris RDV (après analyse et validation des enregistrements) pour partager les resultats de l'experimentation concernant le moyen mis a disposition, afin de mieux comprendre le mécanisme de fonctionnement de la haute pression dans l 'élément gazeux, et ensuite parfaire les techniques opérationnelles utilisées avec cet outil.
Nous tenons à remercier chaleureusement nos amis luxembourgeois pour leur convivialité, leur disponibilité et la qualité de leurs échanges techniques, ainsi que notre partenaire COMES qui a pris en charge l'organisation de l'échange sous la direction de Gilles KLEIN.